Bistouri. Au Liban, la chirurgie esthétique fait fi de la crise – Courrier international

L’un des rares secteurs à survivre au marasme est le secteur de la chirurgie plastique, qui tire son épingle du jeu dans un Liban en plein effondrement, raconte Al-Quds Al-Arabi.
Le secteur de la chirurgie esthétique se porte plutôt bien malgré la crise économique et financière sans précédent qui frappe le Liban depuis plus de deux ans, affirme Al-Quds Al-Arabi.
Longtemps considéré comme l’un des hauts lieux du “tourisme esthétique”, à la faveur de ses praticiens libanais qui jouissent d’une “bonne réputation dans le monde arabe”, selon le quotidien panarabe, le Liban connaît depuis octobre 2019 une crise qualifiée par la Banque mondiale comme l’une des pires au monde depuis 1850.
“Nous croyions, au début de la crise, que celle-ci allait avoir des répercussions sur [le secteur de] la chirurgie esthétique. C’était une croyance erronée”, explique le praticien libanais André Chraim à Al-Quds Al-Arabi.
Au contraire, notre activité a augmenté, et nous effectuons aujourd’hui plus d’interventions qu’avant.”
Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette survie. “Nous avons naturellement diminué les tarifs de certaines opérations”, concède le chirurgien esthétique.
Au moment des premières manifestations contre le pouvoir et les blocages de routes en 2019 et 2020, l’activité du secteur s’est certes fortement réduite. Puis la pandémie de Covid-19 est arrivée. Les praticiens pensaient qu’elle allait ralentir leur activité. Mais “c’est le contraire qui s’est passé”, explique le chirurgien plastique. Les confinements successifs et les restrictions de déplacement, obligeant les gens à rester chez eux, “les ont encouragé à effectuer plus d’interventions” nécessitant un certain temps de récupération.
Pendant ce temps, le Liban a continué à s’enfoncer dans la crise. Celle-ci a fini par rattraper André Chraim, et il a envisagé de quitter son pays, comme de nombreux médecins libanais ont fini par le faire, rappelle Al-Quds Al-Arabi. Mais il a trouvé le moyen d’y rester, au moins plusieurs jours par mois. Il partage désormais son temps entre le Liban, le Koweït, où il exerce également, et la France, où réside désormais sa famille.
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«La Jérusalem arabe» est l’un des quotidiens panarabes édités à Londres. Toutefois, contrairement à ses confrères Al-Hayat et Asharq Al-Awsat, il n’est pas détenu par des capitaux saoudiens.

Il couvre largement la question palestinienne. Avec sa tonalité parfois volontiers virulente, Al-Quds Al-Arabi colle sans doute plus au sentiment de ce qui est convenu d’appeler la «rue arabe» que nombre de ses confrères. Il fut le seul quotidien panarabe à défendre le régime de Saddam Hussein.

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