"C'était de l'acharnement" : Kelly Helard nous parle de son culte maladif de la minceur – Femme Actuelle.fr

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Le poids a longtemps été une obsession pour Kelly Helard. Sport, drogue, chirurgie… Comment sortir de cet engrenage qui peut avoir bien des conséquences ? L’ancienne candidate de télé-réalité se confie sur son culte maladif de la minceur.
« Quand on fait attention à son poids 24h/24, on ne vit plus » constate tristement Kelly Helard. Si elle semble aujourd’hui avoir un meilleur rapport avec son corps, cela n’a pas toujours été le cas. Jusqu’à sa majorité, l’ancienne candidate de télé-réalité ne pense pas à son poids : « Pour moi, j’étais une fille ordinaire« . Elle confie avoir peut-être eu un léger complexe concernant sa poitrine. Mais tout bascule lorsqu’elle participe à l’émission « Les Ch’tis » : elle a alors 19 ans.
« Tu es grosse alors que tu es danseuse » : voilà ce qu’elle entend de la part de ses camarades de tournage. Sur les réseaux sociaux, les gens « n’y vont pas de main morte » non plus. « C’était vraiment de l’acharnement«  dénonce Kelly Helard. « Quand je regarde mes photos d’avant, je me trouvais bien en fait« . À la suite de l’émission, la jeune femme décide donc de perdre du poids.
Elle dit avoir choisi la facilité. Elle fait un peu de vélo elliptique, mais elle prend surtout « des choses illégales en France« , comme le Clenbutérol. Cette substance active est à l’origine utilisée par les vétérinaires pour traiter les affections broncho-pulmonaires chez certains animaux. Pour l’humain, l’effet est tout autre. Le cœur de Kelly Helard bat comme si elle passait ses journées à courir. « Tu élimines tout, sauf que ton cœur peut s’arrêter d’un moment à l’autre » explique-t-elle.
Or, le Clenbutérol n’est pas assez rapide. L’auteure de Tout ça pour mon poids (Talent Éditions) se tourne donc vers des drogues dures, telles que le speed (ou sulfate d’amphétamine, ndlr). Elle oublie alors ses problèmes, mais pas seulement. « Au lieu de prendre mon petit-déjeuner, je me dirigeais vers cette voie » admet-elle. Elle maigrit à vue d’œil. « On devient addict à toutes ces choses-là parce que c’est facile«  affirme Kelly Helard. Au total, elle prend de la drogue pendant près de trois ans.
« Il faut savoir que la télé, ça grossit encore plus !«  soutient la jeune femme. Certains complexes naissent petit à petit. Elle finit par en arriver au point où elle ne s’imagine plus maigrir. « Il y aurait pu avoir de sacrées conséquences. Tout ça pour un poids ! » constate Kelly Helard. L’arrêt de la drogue est une véritable renaissance pour elle : « J’ai commencé à vivre, à respirer, à être heureuse. On a beaucoup voyagé avec mon mari« . Mais cette liberté a un prix. « Forcément, quand tu arrêtes toutes ces bêtises, tu prends du poids« . Kelly Helard reprend alors une dizaine de kilos, puis une trentaine lors de sa grossesse.
Elle est « tellement heureuse d’être enceinte » qu’elle ne fait plus attention à son poids. « J’en ai pleuré à mon accouchement« . La maman décide de se concentrer sur son fils. Elle met de côté son couple ainsi que sa féminité. « C’est compliqué« , d’autant qu’elle a un travail à côté. La jeune femme tombe alors dans l’engrenage de la chirurgie esthétique. Elle commence par une liposuccion au niveau des fesses, en pensant retrouver son corps d’avant la grossesse.
« J’avais de belles fesses, mais à travers mon pantalon » souligne-t-elle. « Est-ce que ce n’était pas mieux avant ? » Elle se le demande après cette première intervention, mais continue. Kelly procède ensuite à un lifting des seins. Cette opération la fait revivre, et pourtant : « Quand je suis nue face à mon miroir, j’ai les cicatrices« . « Les gens ne le voient pas, mais moi si«  se désole la jeune maman. Elle entame alors sa troisième perte de poids, de manière naturelle cette fois.
Elle se met au sport, mais ne voit toujours pas de résultats après huit mois. Kelly Helard se donne pourtant « à fond« . L’origine de ce problème est bien plus profonde qu’elle ne le pense. « Quand ça bloque au niveau du mental, ça bloque aussi au niveau du physique » maintient-elle. De là, elle décide se rendre dans une salle de sport. Elle y fait des rencontres et réussit petit à petit à perdre ces kilos qu’elle juge en trop.
Aujourd’hui, Kelly Helard dit se sentir bien. « J’ai racheté des maillots de bain deux pièces ! » confie-t-elle, tout sourire. Elle déplore malgré tout un monde où les réseaux sociaux ne reflètent pas toujours la réalité : « Il y a beaucoup de filtres, beaucoup de personnes qui retouchent (leurs photos)« . Il lui arrive encore de penser à son poids, mais estime qu’après tout, c’est humain.
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