Chirurgie esthétique : le nombre de rhinoplasties en chute libre au Royaume-Uni – NEON

Sur nos réseaux, les opérations de chirurgie et de médecine esthétique se montrent de plus en plus, sans tabous et sans filtres, faisant des adeptes de plus en plus jeunes. Une tendance qui semble évoluer à la baisse outre-Manche.
Vous en avez forcément déjà regardé : ces photos avant/après ou vidéos montrant injections, liftings, implants mammaires ou capillaires, rhinoplasties, augmentations des fessiers… Le hashtag #plasticsurgery cumule aujourd’hui 12,4 milliards de vues sur TikTok, trois fois plus qu’il y a un an. À Paris, la clinique des Champs-Elysées, la plus grande clinique esthétique d’Europe, a par exemple vu ses demandes de consultations augmenter de 30% depuis le début de la pandémie. Outre-Atlantique, l’Aesthetic Society – association américaine des chirurgiens esthétiques – a recensé plus de 40 000 augmentations des fesses en 2020.
Et les amatrices, en majorité des femmes, de ce type d’opérations sont de plus en plus jeunes : les 18-34 ans font désormais plus de chirurgie que les 50-60 ans, selon une étude de l’organisation professionnelle ISAPS.
Mais on observe une tendance plutôt étrange outre-Manche : les rhinoplasties, l’une des opérations les plus prisées et les plus fréquentes, sont en chute libre depuis dix ans. D’après The Guardian, le nombre d’interventions visant à réduire, redresser ou remonter le nez sont passées de 4 878 en 2013 à 1 330 en 2021. Sachant que 2 opérations du nez sur 3 se font sur des moins de 34 ans estime l’ISAPS.
Les jeunes Britanniques auraient-iels enfin fait la paix avec leur physique ? Même si on aimerait le croire, ce n’est pourtant pas le cas. Les rhinoplasties restent à la 6e place des interventions les plus pratiquées chez les femmes au Royaume-Uni selon l’association britannique des chirurgiens esthétiques (BAAPS). En fait, celles-ci s’orientent désormais vers une pratique moins invasive : ce qu’on appelle la « rhinoplastie médicale ».
Ses avantages sont multiples : d’abord, pas besoin de se faire ouvrir le nez ni casser le cartilage pour obtenir un résultat. De simples injections suffisent. Pas non plus besoin de passer deux jours à l’hôpital « et jusqu’à deux semaines d’arrêt de travail ». Ici, le tour est joué en dix minutes. Ensuite, les injections sont beaucoup moins onéreuses que le bistouri. Comptez environ 350€ pour une rhinoplastie médicale, contre jusqu’à 8 000€ pour une opération traditionnelle.
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Enfin, et c’est peut-être le plus important, les effets d’une rhinoplastie médicale ne sont pas permanents. « Ils durent entre six mois et deux ans », précise The Guardian : aucun risque donc de se lasser de son nouveau nez. Une bonne nouvelle, sachant que « la rhinoplastie a le taux d’insatisfaction le plus élevé de toutes les procédures cosmétiques », explique au journal Rajan Uppal, chirurgien membre de la BAAPS. Les témoignages de stars regrettant leur opération du nez, à l’image de Bella Hadid, se multiplient sur les réseaux sociaux. « Avec une rhinoplastie non chirurgicale, vous avez toujours la possibilité de revenir à l’ancien vous », nuance le chirurgien.
Loin de nous l’idée de vous pousser à modifier votre visage ou votre corps : vous êtes parfait·e comme vous êtes.
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