Cinq idées reçues sur la chirurgie esthétique – Le Télégramme




Qu’il s’agisse de stars de cinéma, de la chanson et de la téléréalité, d’influenceurs sur Instagram ou de simples inconnus, la médecine esthétique (qui englobe les actes chirurgicaux et non chirurgicaux) est de plus en plus présente. Et cela, que l’on parle de la « simple » injection destinée à lisser le visage, à l’acte chirurgical plus complexe pour gonfler les fesses et les seins. Mais si cette pratique semble s’être banalisée, ou du moins, démocratisée, de nombreux préjugés ont encore la vie dure.
Si les femmes restent encore les principales demandeuses de chirurgie esthétique, les hommes sont de moins en moins en reste : ils représentent aujourd’hui plus de 20 % de la clientèle, soit une augmentation de plus de 300 % depuis la fin des années 90, selon Chirurgie esthétique France. Les actes performés chez les hommes sont, le plus souvent, des injections de toxine botulique et d’acide hyaluronique, des liposuccions, des chirurgies de la paupière, ou encore des réductions mammaires.
Depuis 2019, le monde de la chirurgie esthétique connaît un bouleversement, comme l’a révélé l’IMCAS (International master course on aging skin) : les 18-34 ans sont désormais plus nombreuses à avoir recours à la chirurgie esthétique que les femmes de 50-60 ans. Elles se hissent ainsi en seconde place du classement, juste derrière les 34-50 ans. En 2017, les augmentations mammaires, liposuccions et chirurgies des paupières, injections d’acide hyaluronique et toxine botulique (Botox) étaient en tête.
Fin 2020, l’ISAPS (Société internationale de chirurgie esthétique et plastique) a révélé que le nombre d’interventions chirurgicales et non chirurgicales a augmenté de plus de 7 % en 2019 dans le monde, avec une croissance particulièrement élevée pour les augmentations et liftings des fesses.
En mai 2021, le SNCPRE (syndicat national de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique) a même relevé une augmentation de 20 % à 30 % des demandes de consultation dans l’hexagone.
Pour ce qui concerne les actes chirurgicaux esthétiques, seuls les chirurgiens esthétiques sont autorisés à opérer. Pour ce qui concerne les actes non chirurgicaux, les dermatologues, médecins esthétiques voire médecins généralistes peuvent intervenir. Attention donc aux faux spécialistes qui pullulent sur les réseaux sociaux, et qui n’ont aucune autorisation légale de pratiquer.
Certains actes esthétiques peuvent être pris en charge par la Sécurité Sociale, sous certaines conditions médicales. Par exemple, une rhinoplastie peut être remboursée en cas de déviation nasale gênant la respiration, ou l’augmentation mammaire dans le cas de seins tubéreux ou d’asymétrie marquée. Mais généralement, les actes de chirurgie et de médecine esthétique sont considérés comme des actes de confort, et ne sont donc pas remboursés. Il vous faudra donc, par exemple, débourser plusieurs centaines d’euros de votre poche pour des injections de toxine botulique ou d’acide hyaluronique.

source