Gianni Versace : Le destin tragique du flamboyant créateur de mode italien – Paris Match Belgique

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Gianni Versace entouré par Naomi Campbell et Linda Evangelista, en 1996. | © Thomas COEX / AFP.
 
15 juillet 1997, Miami Beach. Deux coups de feu retentissent devant l’imposante villa « Casa Casuarina », située sur Ocean Drive à Miami Beach. Très vite, l’info tombe : Gianni Versace, le superbe créateur italien, vient d’être assassiné à l’entrée de sa résidence. La news choque le monde entier et, surtout, provoque certaines questions qui demeurent toujours sans réponse.
L’assassin de l’icône, qui l’attendait dans les parages, l’avait abattu de deux balles. L’auteur des coups des coups de feu avait pu rapidement être identifié comme Andrew Cunanan, un tueur en série de 27 ans repris sur la liste des 10 criminels les plus recherchés par le bureau fédéral d’investigation (FBI).
Gianni Versace, 50 ans au moment de sa mort, était alors au sommet de sa carrière et à la tête d’un empire du luxe et du glamour. Né le 2 décembre 1946 à Reggio de Calabre, dans le sud de l’Italie, il développe sa fascination pour la mode dans l’atelier de couture de sa mère. En 1972, il tente sa chance à Milan, capitale italienne de la mode, où il travaille pour différentes marques avant de se lancer sous son propre nom en 1978.
Versace arrive au bon endroit au bon moment, Milan étant en plein développement et en passe de concurrencer la capitale française en matière de mode. À l’époque, l’industrie textile italienne se cherche un nouveau souffle et un nouveau leader. Deux noms sont rapidement sur toutes les lèvres: Giorgio Armani et Gianni Versace.
Le contraste entre les deux créateurs est immense avec, d’un côté, un look androgyne en beige et gris, et de l’autre, une sensualité opulente poussée à l’extrême. « Je veux des femmes avec des seins et des fesses », déclare Gianni Versace en définissant son style. « Les rôles doivent être très nets : un homme est un homme et une femme est une femme. »
Les couleurs les plus criardes, les motifs les plus colorés, les étoffes les plus chères sur les plus belles femmes et les hommes les plus athlétiques : Versace impose les superlatifs comme norme. Ses boutiques ressemblent à des temples romains, il fait de ses modèles des « supermodèles » et des stars planétaires comme Elton John, Sylvester Stallone et la princesse Diana font partie de son cercle d’amis proches.
Le designer ne vit pas mais « réside » dans des palais d’une splendeur impériale, entouré d’objets d’art luxueux. Après la mort de Versace, sa sœur Donatella assure le rôle de responsable créative et fait face à une tâche colossale. « Le monde entier me regardait et 99% des gens pensaient que je n’y arriverais pas. Et c’est peut-être ce que je pensais également au début », confiait-elle en 2017 au quotidien britannique The Guardian.
La sœur du créateur doit également faire face à son lot de problèmes : addiction aux drogues, opérations de chirurgie esthétique ratées, l’anorexie de sa fille Allegra. En outre, plusieurs collections font l’objet de sévères critiques. Malgré les obstacles, Donatella Versace résiste, se libère avec le temps et fait évoluer la marque pas à pas. Elle devient même l’une des figures de proue d’un féminisme célébré sur les podiums, déclarant: « Il est maintenant temps de se battre pour les femmes ».
L’assassinat de Gianni Versace, également adapté dans la très bonne série Netflix The Assassination of Gianni Versace, reste encore un mystère. Les motivations exactes d’Andrew Cunanan, restent à ce jour la source de nombreuses spéculations. L’assassin du créateur s’était donné la mort quelques jours après les faits.
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