"Je ne pouvais plus me regarder dans un miroir" : traumatisée par la télé-réalité, une candidate balance sur les manipulations des prods – Purebreak

Tout n’est pas tout beau tout rose dans le petit monde de la télé-réalité. Récemment, plusieurs anciens candidats ont balancé sur le milieu dans un article du magazine Society, intitulé Les démons de télé-réalité. Deux d’entre elles se sont notamment lâchées sur le comportement toxique de certaines stars du programme. Emilie Amar y explique que Ricardo Pinto se serait montré très insistant avec elle et qu’elle aurait eu très peur.

3/02
17/02
10/03
Dans l’article, elle raconte aussi que la production de Friends Trip l’aurait obligée de se rapprocher d’un garçon. « Les gens de la production insistaient, ils m’ont même passé le producteur de Paris pour qu’il m’engueule au téléphone en me disant : ‘Tu te rends compte de la chance que t’as d’être là…« , se souvient celle qui vient de se marier avec un homme de 25 ans de plus qu’elle.

« Une nuit, ils ont collé mon lit et celui du candidat en question pour qu’au réveil, on nous filme dans le même lit. Puis on a dû faire une séquence tous les deux au milieu de rien, en plein soleil, sans eau, avec des cameramen allongés par terre, et on nous a dit : ‘Tant que vous ne vous embrassez pas, on ne bouge pas.’ Ça a duré des heures et on a fini par craquer« , ajoute-t-elle.

A la fin du tournage, Emilie affirme qu’un membre haut placé de la production, lui aurait même proposé de coucher avec lui pour s’assurer une place dans un prochain tournage. « Il m’a filé un bout de papier avec son numéro dessus et écrit ‘Ton prix sera le mien’, comme si j’étais une escort« , révèle celle qui a eu de graves problèmes de santé à cause de la chirurgie esthétique.

Une publication partage par Emilie Amar Dartiguenave (@emilieamar)
Mais comment a-t-elle fait pour supporter tout ça ? « Je viens d’un milieu modeste à la campagne, mon père est ouvrier, il se levait à 4 h pour un smic, alors je me disais que moi qui gagnais de l’argent à 20 ans en faisant de la télé, je n’avais pas le droit de me plaindre. Je ne me sentais pas légitime dans ma souffrance. Ce n’est que des années plus tard que j’ai compris, quand je suis finalement allée voir un psy« , répond Emilie à Society.
« Aujourd’hui encore, je fais des séances de thérapie pour réguler mes émotions et m’accepter. En sortant de là, on m’avait tellement dit que j’étais immonde que je ne pouvais plus me regarder dans un miroir, je mettais ma capuche pour sortir dans la rue, je ne regardais plus la télé. J’ai fait beaucoup de chirurgie parce que je voulais tout changer de moi… J’avais 23 ans« , se souvient l’ancienne candidate.
Même si elle ne participe plus à ce genre de programmes depuis 2017, la télé-réalité continue de lui pourrir la vie. Les parents de son chéri refusent de la voir, et le jury de la formation professionnel qu’elle suit actuellement a refusé de croire qu’elle avait rédigé seule son mémoire. « J’essaie de me faire discrète, mais c’est compliqué. Mon compagnon a essayé de faire de la politique, mais il a été radié de son parti parce que j’ai fait de la télé-réalité« , regrette-t-elle.
Tapez votre recherche :

source