Santé publique. Les ravages des arnaqueurs de la chirurgie esthétique en Australie – Courrier international

Des enquêtes dénoncent de prétendus chirurgiens esthétiques qui pratiquent des interventions sans formation, et posent la question d’un renforcement de la législation.
Des patients “défigurés” et les Australiens “choqués, à juste titre”, rapporte le quotidien du pays The Age, par des pratiques de “cow-boys”. En Australie, alors que l’industrie de la chirurgie esthétique est en plein essor, les enquêtes s’enchaînent et révèlent des pratiques frauduleuses et dangereuses pour les patients. Dans un communiqué, le ministre de la Santé, Mark Butler, “l’a dit : les Australiens ne doivent pas être trompés par des chirurgiens esthétiques”, poursuit le titre.
En Australie, pratiquer la chirurgie esthétique est à la portée de nombreux médecins, expliquait déjà en octobre dernier The Guardian : “En vertu de la réglementation en vigueur, tout médecin agréé par l’Australian Health Practitioner Regulation Agency (Ahpra) peut vendre ses services de chirurgien esthétique sans autre formation complémentaire.” Ainsi, un pédiatre pourrait pratiquer une liposuccion, ou un psychiatre un “lifting brésilien des fesses”.
Au début du mois de juin, une enquête cosignée par le Sydney Morning Herald, The Age et 60 Minutes dénonçait “les dessous pas très nets du business de la chirurgie esthétique”, alors que les Australiens dépensent plus de 1 milliard de dollars par an dans de telles procédures
Courrier international
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