Société. Injections de produits à visée esthétique : des piqûres illégales aux complications … – Le Bien Public

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170 euros pour une injection antirides, 130 euros pour un lifting des sourcils… Une esthéticienne de 22 ans proposait à ses 30 000 abonnés sur Instagram différents injections esthétiques qui outrepassaient ses compétences. Contrôlée lors d’un banal contrôle routier, elle a été mise en examen ce vendredi pour exercice illégal de la médecine après la découverte d’un cabinet clandestin de chirurgie esthétique, rapporte France Inter.
Esthéticiennes ou simplement autoproclamées expertes, elles seraient plusieurs centaines actuellement en France à pratiquer des injections à visée esthétique. Sur les réseaux sociaux, leurs clichés avant/après promettant lèvres pulpeuses, mâchoire dessinée, pommettes rehaussées et fesses bombées se multiplient. En quelques clics et pour moins de 200 euros, on peut prendre rendez-vous pour se faire redessiner une partie du visage ou du corps, grâce à l’injection d’un produit de comblement, comme on irait se faire faire une manucure ou une épilation des sourcils. Les lèvres et les fesses sont parmi les prestations les plus proposées selon la mode des russian lips, cette bouche pulpeuse à l’extrême, ou des fessiers rebondis.
Simplicité d’accès et de prise de rendez-vous ne rime malheureusement pas forcément avec légalité et respect des consignes sanitaires. Ces injections proposées sur les réseaux sociaux sont réalisées, notamment sur Paris, Marseille, Lille et Lyon, dans des salons de beauté, à domicile ou même dans des Airbnb loués pour l’occasion, par des esthéticiennes, des soi-disant spécialistes de l’acide hyaluronique ou des russian lips.
Elles prétendent parfois être médecins, diplômées de l’étranger mais leurs activités en France relèvent de l’exercice illégal de la médecine, une infraction prévue par l’article article L.4161-1 du Code de la santé publique et punie de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. On les surnomme les fake injectors (« les fausses injectrices »).
Quelle différence entre le botox et l’acide hyaluronique ?
Le botox est utilisé en médecine esthétique comme un « décontractant » musculaire qui agit sur les rides en mettant au repos les muscles. Le résultat apparaît au bout de quelques jours et dure deux à six mois.
Contrairement à l’acide hyaluronique, le botox ne crée jamais de volume. Dans le cas de ces injections visant bien souvent à augmenter le volume des fesses ou des lèvres, c’est l’acide hyaluronique ou un autre produit de comblement qui entre en jeu. L’acide hyaluronique peut également agir sur les rides en les comblant. Le résultat est immédiat et dure en moyenne un an.
Si la vente de botox est réglementée, l’acide hyaluronique est vendu sans ordonnance en pharmacie ou même sur Internet.
« N’importe qui ne peut pas faire des injections. Cela pénètre la peau, le derme et touche à l’anatomie. Les injections sont réservées aux médecins esthétiques », alerte le docteur Catherine Bergeret-Galley, secrétaire générale du Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SNCPRE). « Il faut avoir les techniques, l’habitude de gérer les aiguilles, savoir réagir tout de suite en cas de complication », renchérit le docteur Adel Louafi, président du même syndicat.
Les complications ne peuvent jamais être complètement écartées : deux tiers des médecins esthétiques expérimentés y auraient ainsi déjà été confrontés à la suite d’injection. La candidate de téléréalité française Luna Skye a justement été hospitalisé l’an dernier pour une infection suite à des injections dans les fesses. L’infection du derme s’étant propagé à son sang, la jeune femme a reçu des antibiotiques pendant trois mois dont « presque deux mois par voie intraveineuse », raconte-t-elle à Konbini.
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Les complications sont d’autant plus fréquentes et prennent un tournant catastrophique chez les clients de ces amateurs et escrocs.
Les zones du visage où sont principalement pratiquées ces injections « sont considérées à risque compte tenu de la richesse vasculaire et des variations anatomiques » souligne le docteur Sylvie Poignonec, chirurgien plasticien et Membre du comité directeur de la Société Française des Chirurgiens Esthétiques Plasticiens (SOFCEP).
Pratiquées sans aucune connaissance de l’anatomie, parfois sans respect de l’asepsie nécessaire pour une telle intervention et avec des produits souvent inadaptés, ces injections à bas coût peuvent donner lieu à des déformations, des nodules, des abcès et, dans les cas les plus graves, à des nécroses ou des septicémies.
Pour le docteur Adel Louafi, les produits de comblement utilisés par ces fausses injectrices « sont souvent des contrefaçons achetées sur Internet, voire de la marchandise tombée du camion, des mixtures d’acide hyaluronique souvent en vrac, non purifié, non stérile ». « Un produit de comblement non purifié va se comporter comme un corps étranger une fois injecté. Il peut faire pourrir les tissus », renchérit le docteur Catherine Bergeret-Galley.
Il peut aussi s’agir d’huile de paraffine, de silicone industriel, de fragments de plexiglas…etc, des produits interdits en France en raison de leurs effets indésirables graves et irréversibles.
« En pratique, quand il y a une complication, on ne peut pas injecter l’antidote, qui peut lui même avoir des effets secondaires, parce qu’on ne sait pas ce qui a été injecté », poursuit le chirurgien plasticien Adel Louafi.
Les patients les plus atteints finissent à l’hôpital tandis que les chirurgiens plasticiens privés ont de plus en plus à faire à des patients honteux qui leur demandent de réparer les dégâts. « C’est le musée des horreurs », résume le docteur Catherine Bergeret-Galley qui évoque un véritable problème de santé publique alors que les aiguilles sont souvent jetées dans les poubelles communes en l’absence de collecteurs spécifiques, réservés aux médecins, mettant ainsi en danger les éboueurs.
Le profil des patientes concernées
« Ces victimes sont le plus souvent des jeunes filles, de 16 à 25 ans, souvent fragiles psychologiquement et influencées par les réseaux sociaux », explique le docteur Adel Louafi. L’emprise des diktats de la beauté stéréotypée véhiculés par les réseaux sociaux est en effet bien présente sur la génération Z née entre 1997 et 2010. Depuis 2019, les 18-34 ans seraient même plus nombreux que les 50-60 ans à faire de la chirurgie esthétique selon l’organisation professionnelle IMCAS.
Face à la croissance exponentielle de l’activité de ces fake injectors et à l’explosion de complications chez leurs clients depuis trois ans, le SNCPRE a déposé en septembre 2021 neuf plaintes pénales, avec copies à la Direction des fraudes (DGCCRF) et aux Agences Régionales de Santé, contre des injectrices illégales repérées sur les réseaux sociaux et exerçant en Île-de-France et en PACA.
L’ensemble de la profession lance surtout un appel à l’aide et à la vigilance. « Nous n’avons qu’un seul visage et nous l’avons pour toute la vie. Ne le confiez pas à n’importe qui », exhorte le docteur Adel Louafi.
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