Sur le marché de la beauté, la seringue fait de l'ombre au bistouri – Le Monde

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Enquête« L’odyssée de la chirurgie esthétique » (2/5). La médecine esthétique, moins chère que la chirurgie et jugée plus douce par les patients, profite des innovations des laboratoires : Botox, fils tenseurs, acide hyaluronique… Son succès attise les convoitises, au point que les chirurgiens sont concurrencés par les dermatologues ou généralistes.
« Everyone is a masterpiece. » Chacun est un chef-d’œuvre. Ce mantra n’est pas le titre d’un ouvrage de développement personnel, ni celui d’une œuvre d’art œcuménique. C’est le slogan choisi par Ibsa Derma, la filiale d’une multinationale suisse de la pharmacie. Début juin, il s’affichait sur le mur immaculé d’un stand d’exposition, au Palais des congrès de la porte Maillot, à Paris. Ici, pendant trois jours, plus de 14 000 praticiens de la chirurgie et de la médecine esthétique, des industriels et des investisseurs aussi, venus de 121 pays, ont célébré leurs joyeuses retrouvailles après deux années de pandémie et de visioconférences.
Les invités de ce rendez-vous mondial baptisé Imcas (pour International Master Course on Aging Science) ont fêté l’explosion de la demande post-Covid-19, les dernières avancées des « sciences du vieillissement », les futurs produits miracles et les techniques de demain. Une super-toxine botulique pour un front ultralisse plus longtemps. Un procédé d’implantation de cheveux synthétiques pour vaincre la calvitie. Des appareils à ultrasons ou à ondes électromagnétiques pour un corps plus tonique et une peau plus ferme. En attendant le Graal de l’esthétique : la régénération des tissus par la magie des cellules souches multipotentes, promesse de jeunesse éternelle.
Les participants ne se sont pas ennuyés, entre ateliers, symposiums, séminaires, « networking cocktail » et dîner de gala au chicissime hôtel Ritz. Sans oublier les films projetés sur grand écran dans l’immense amphithéâtre Bordeaux : des séances de dissections tournées, en direct, dans le laboratoire d’anatomopathologie de la faculté de médecine et les opérations de chirurgie esthétique filmées en live à la clinique Sainte-Geneviève, à Paris. Un lifting des seins sans cicatrices, un autre du visage et du cou, une augmentation mammaire et une chirurgie des fesses figuraient cette année au programme. « Un dispositif idéal pour la formation », apprécie un congressiste. Bref, le clou de cette 23e édition de l’Imcas.
Bienvenue dans le monde merveilleux de la beauté, cette « promesse du bonheur », selon Stendhal, de ses sorciers, de leurs outils et de leurs techniques. N’accède pas qui veut à cette élite du bistouri forte d’un millier de membres environ en France. Eux seuls peuvent retoucher n’importe quelle partie du corps. D’autres pros du scalpel, bien plus nombreux, doivent se limiter à leur champ de compétence. Le visage, par exemple, pour les experts de la chirurgie maxillo-faciale.
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