Ventre plat : quelles sont les interventions de chirurgie esthétique possibles ? – Futura



Lorsque l’été s’approche, que l’océan et la brise promettent des promenades au bord de l’eau en maillot de bain deux pièces, la population masculine et féminine se prend à rêver d’arborer une silhouette idéale, des lignes souples et longues et surtout pas de ventre proéminent !
[EN VIDÉO] Quelle est la quantité d'eau dans le corps humain ?  Réponse à cette question : cela dépend ! La proportion diminue au cours de la vie, depuis les 80 % du fœtus jusqu'aux 50 % de la personne âgée. Entre les deux, la femme adulte en retient environ 55 % et un homme plutôt 60 %. Et à l'intérieur du corps, la quantité varie largement selon les tissus. 
La graisse abdominale se répartit en deux couches différentes. Une couche de surface située entre 2 et 4 mm de profondeur, faite de petites cellules de la taille de graines de couscous et une couche profonde faite de cellules adipeuses, les adipocytes, beaucoup plus volumineuses, de la taille d’un petit pois jusqu’à celle d’un grain de raisin.
La couche graisseuse de surface peut être diminuée par le régime et une activité sportive intense et prolongée. La couche profonde demeure stable la plupart du temps, ne fondant qu’après une perte massive de poids, que parfois même une opération bariatrique n’arrive pas à éliminer. La seule solution consiste alors à pratiquer une liposuccion dont il existe actuellement un grand nombre de modalités que nous allons envisager.
Chez la femme, il existe trois périodes charnières pendant laquelle elle va changer de corps :
Trois périodes charnières dans la vie d’une femme. © Artem Furman, Adobe Stock 
Laugmentation du périmètre abdominal, ainsi que le « pneu » qui fait le tour de la ceinture, peut survenir assez précocement en fonction du patrimoine génétique que les patientes reconnaissent facilement, par comparaison avec la personne à laquelle elle ressemble le plus dans la famille.
Ceci explique pourquoi nous sommes amenés à faire des liposuccions assez tôt dans la vie d’une femme, car lorsqu’elle constate cette déformation d’origine génétique, elle n’a qu’un seul désir qui est celui de s’en débarrasser au plus tôt.
Chez l’homme il n’existe le plus souvent que deux changements corporels au cours de la vie :
Deux changements corporels au cours de la vie d’un homme. © Alex Pin, Adobe Stock 
La période idéale pour pratiquer une modification par liposuccion est donc la phase de stockage graisseux qui survient parfois après 40 ans mais souvent beaucoup plus tard après 50 ans.
Chez beaucoup de femmes ce ne sont pas seulement ces bourrelets de graisse stockés en profondeur de l’abdomen qui entraînent un aspect disgracieux. Il peut s’y associer deux autres déformations que la liposuccion ne pourra pas améliorer :
Aussi la liposuccion avec liposculpture ne s’adresse donc très précisément qu’aux patients qui présentent des amas graisseux profonds mais aussi résiduels après une tentative de régime cohérente et prolongé pendant au moins six mois.
En effet, une liposuccion pratiquée chez un patient qui a peu maigri ressemblerait à amincir un lit dont on a enlevé les draps et les oreillers sans toucher à la couverture.
Étude échographique de l’épaisseur du gras. © Dusko, Adobe Stock 
Le principe technique en est fort simple mais compliqué à réaliser : il suffit de tourner l’orifice de la canule métallique sous la peau afin d’enlever une petite quantité de cellules graisseuses de surface, si ce geste se pratique d’une façon astucieuse avec une douceur efficace, il en résultera une striation visible de l’extérieur. Il faut bien sûr aussi associer une petite striation au niveau de la graisse profonde pour parfaire le côté arrondi de ces tablettes de chocolat, dont les hommes raffolent non pas pour se nourrir, mais pour le rendu musclé de leur anatomie qui impressionne tant l’entourage féminin ou masculin.
Actuellement l’exploitation de la graisse excédentaire au niveau de l’abdomen ou des flancs a pris un essor considérable. À chaque fois qu’une patiente se plaint d’une insuffisance de volume de ses seins, d’asymétrie mammaire, d’un besoin de comblement au niveau des sillons nasogéniens ou au niveau du dos des mains, ou comme dans certaines demandes ethniques, où il est formulé une demande d’augmentation des fesses…, dans tous ces cas le chirurgien pourra exploiter le surplus de graisse abdominale retiré pour en disposer ailleurs, dans les zones bien définies précédemment citées, mais la patiente doit être avertie que 30 % seulement de la graisse réinjectée va survivre. Il est impossible actuellement de stocker de façon viable, cette graisse, dans un réfrigérateur pour la réutiliser secondairement, même le lendemain !
Toutefois en ce qui concerne la création de l’apparence de deux barres de chocolat au niveau de l’abdomen masculin, il n’est pas du tout nécessaire de recourir à un lipofilling, mais plutôt à une sculpture par striation en profondeur et en surface afin de provoquer visuellement cette apparence si recherchée.
Il est tout à fait possible par un artifice de la liposuccion de créer chez l’homme et chez la femme qui le désirerait cette apparence troublante de barres de chocolat au niveau de l’abdomen tout en réduisant significativement la protrusion liée à l’accumulation des graisses profondes au niveau du ventre et des flancs.
Mais, à l’évidence, ce n’est pas cette chirurgie palliative qui va créer les vraies fibres musculaires. Il y a nécessité pour le patient de comprendre que la liposuccion n’est qu’une étape dans la reconquête de son corps, l’essentiel étant un régime cohérent pour ne pas stocker de graisse profonde ni de surface, et de pratiquer une activité sportive régulière, qui est la seule à même de lui faire dépenser les calories inactives qui s’accumulent sinon en bourrelets inesthétiques.
La liposuccion manuelle et artistique demeure la solution de recours en sécurité et efficacité quand le ou la patiente a stabilisé son mode alimentaire.
Le Docteur Vladimir Mitz, est un chirurgien esthétique à Paris. C’est un auteur qui traite de la chirurgie plastique ou esthétique et réparatrice à travers plusieurs de ses ouvrages. Il a fait toutes ses études de médecine et de chirurgie en France. Ancien externe, puis interne et chef de clinique des hôpitaux de Paris, il s’est intéressé très rapidement à la chirurgie. Interne en neurochirurgie à l’hôpital Lariboisière, il avait été fasciné par la précision et la qualité technique des opérations pratiquées sur le cerveau. La dimension humaine de cette chirurgie l’avait enthousiasmé.
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