Vie quotidienne. Jeunisme, réussite, réunions Zoom… Pourquoi les hommes se mettent à la chirurgie … – Le Dauphiné Libéré

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Les hommes sont de plus en plus nombreux à avoir recours au bistouri. Parmi leurs principales motivations, paraître plus jeune dans un univers professionnel toujours plus concurrentiel, mais aussi ne plus souffrir de l’effet  »Zoom ».
Les hommes aussi se mettent à la chirurgie esthétique… Mais pas forcément pour cacher une calvitie. Selon la Société française des chirurgiens esthétiques plasticiens (Sofcep), c’est la demande de rajeunissement du visage masculin qui est en pleine croissance. Elle remarque que les demandes concernent en particulier le regard et le cou.
Un constat que partage le portail des chirurgiens esthétiques de France. Ces professionnels expliquent en effet que les produits injectables comme le Botox et l’acide hyaluronique « ont le vent en poupe ». Ces derniers ont pour but de réduire le vieillissement de la peau, sans avoir recours au bistouri.
Aux quatre coins du monde, la demande esthétique masculine est en plein essor, confirme l’International Society of Aesthetic Plastic Surgery (Isaps), la société internationale de la chirurgie plastique esthétique, qui délivre chaque année une étude d’envergure sur les opérations pratiquées.
Certes, selon les derniers chiffres publiés en décembre 2021, les interventions esthétiques et cosmétiques affichaient une baisse en 2020 (-10,9%) en raison de la fermeture temporaire des cabinets due à la pandémie.
Cependant, les chirurgies de rhinoplastie et de lifting frontal ont, elles, continué à augmenter, et le rajeunissement facial non chirurgical a affiché une hausse de 13,9 % (contre une diminution en 2019 et 2018) avec, en tête, les injections de toxine botulique (43,2%) et d’acide hyaluronique (28,1%). Ces interventions sans scalpel ont été pratiquées à 15% sur des hommes.
Dans le détail, c’est la chirurgie des paupières qui est désormais la plus courante chez les patients masculins, devant la liposuccion, la gynécomastie (retrait de graisse dans la poitrine), la rhinoplastie et la chirurgie de l’oreille. « Si l’on examine la répartition par âge des différentes procédures, les 19-34 ans représentent la plus grande proportion des personnes ayant subi une rhinoplastie (67,9%), tandis que les 35-50 ans représentent la majorité des procédures de toxine botulique (50,2%) » détaille l’organisation.
Ce phénomène prend de l’ampleur depuis trois ou quatre ans : en 2019, l’Isaps estimait déjà que la chirurgie pour  »défatiguer » le regard avait  »gagné en popularité » chez ces messieurs.
En Chine, trois patients sur 10 sont des hommes
Aujourd’hui dans les cliniques esthétiques chinoises, les hommes représentent 3 patients sur 10. C’est trois fois plus qu’il y a deux ans. Affiché sans complexe sur les réseaux sociaux, le sujet n’a rien de tabou dans le pays, selon un reportage du 20 heures de TF1 diffusé fin novembre.
Dans une clinique du centre de Pékin, une spécialiste explique : « Aujourd’hui, nous sommes dans une économie de l’apparence ». Elle ajoute que 50% de la patientèle de sa clinique est masculine et vient principalement pour se faire affiner la mâchoire ou refaire le nez. « En général, ce sont des étudiants fraîchement diplômés qui sont à la recherche d’un emploi ».
Mais pourquoi les hommes ont-ils de plus en plus recours au scalpel et aux injections ? L’Isaps l’explique d’abord du fait d’un univers professionnel ultra concurrentiel, où le jeunisme est de rigueur. Les hommes entendent donc, grâce aux interventions esthétiques, conserver une image « dynamique, moderne et performante » dans l’univers du travail, gage de réussite.
Aux Etats-Unis, champions du monde en termes de nombre d’interventions, un homme sur trois affirme que les traitements esthétiques sont une véritable aide pour paraître plus professionnel. En France, ils seraient un sur cinq à penser la même chose.
En outre, l’arrivée du virus, qui a engendré l’explosion du télétravail, aurait fait naître certains complexes chez les adeptes des visio-conférences : « Pendant la pandémie (…) nombre d’entre nous ont également constaté une augmentation de la demande en raison de la flexibilité accrue des patients, de la possibilité d’une récupération plus privée et, en particulier pour les procédures faciales, de l’effet  »zoom » » avance le docteur Arturo Ramirez-Montañana, président du Comité des enquêtes mondiales de l’Isaps.
Eh oui : durant les confinements successifs, nous avons été davantage confrontés à notre propre image, à ce que nous renvoyons, à travers le regard de la caméra d’un ordinateur -ou d’un smartphone- pas forcément flatteur… Et c’est d’autant plus déstabilisant chez les moins de 35 ans qui ont pour référence des vidéos (avec filtres) d’influenceurs sur Instagram ou TikTok, donc soumis aux diktats de la beauté véhiculés par les réseaux sociaux.
On l’aura compris : que ce soit pour plaire ou se plaire, les interventions esthétiques, dans un monde où l’apparence est reine, ont encore de beaux jours devant elles.
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